L’Afrique culturelle parle au reste du monde | La jeunesse « laissée » en rade


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FESTIVAL MONDIAL DES ARTS NEGRES 2010

La jeunesse « laissée » en rade

10/12/2010 Awa Diouf

La nouvelle génération s’attendait à avoir dans le programme du festival mondial des arts nègres des stars de renommée internationale dont Corneille, Lill Bow Wow, Rihanna, Shakira, Sean Paul, 50 cent, Lady Gaga, Lill Wayne, entre autres. Le rêve de cette jeunesse est d’assister à un des concerts de ces grandes stars. La jeunesse sénégalaise se sent ainsi laissée en rade à l’occasion de ce grand rendez-vous culturel prévu du 10 au 31 décembre prochain. C’est un sentiment de frustration qui les anime à cet effet.

La jeunesse sénégalaise se demande ce que le Sénégal va véritablement gagner à l’issue du 3e festival mondial des arts nègres. Mieux, cette jeunesse se sent délaissée et laissée en rade dans la programmation de l’évènement. Pour elle, les organisateurs n’ont pas intégré au programme « leurs stars préférées ». Corneille, Lill Bow Wow, Rihanna, Shakira, Sean Paul, 50 cent, Lady Gaga, Lill Wayne sont les artistes musiciens que la jeunesse sénégalaise aurait aimé voir au programme. Très surprise de la programmation du spectacle musical, les jeunes de 15 à 22 ans se sentent laissés en rade par les organisateurs du Fesman reporté à plusieurs reprises. La jeunesse sénégalaise s’est ainsi sentie frustrée car la délégation générale n’a pas tenu compte de sa sensibilité pour les besoins de ce rendez-vous du monde noir et de la Diaspora. Selon les jeunes interrogés au passage, le programme musical international déjà décliné leur est inconnu.

Ils estiment pour la plupart que la communication autour de ce programme est biaisée. Ce sont des élèves trouvés en train de jouer au babyfoot qui ont réagi de la sorte. Malgré tout, le mot Fesman est dans toutes leurs lèvres en tant qu’intellectuel, « même s’ils ne le sentent pas », disent-ils. «La jeunesse ne sent pas cet événement du monde noir et de la diaspora. Rien ne me dit que le Fesman sera lancé ici au pays de la «Téranga ». Même dans les affiches on ne sent pas le Fesman, à part la carte de l’Afrique, il n’y a rien d’expressif, rien ne nous montre qu’il y a une rencontre du monde de la culture. Et si demain mes progénitures me demandent quelques souvenirs du Festival mondial des arts nègres 2010, je ne pourrai rien leur rapporter », a confié Seydou, élève en classe de 4ème cycle moyen. « Avec la presse j’aurais peut-être quelques réponses. Et si demain la jeunesse d’aujourd’hui veut organiser une telle manifestation, devons-nous consulter les archives de 2010 ? Comme si nous ne sommes pas dans la mondialisation à quoi servent les messages électroniques et les portables, les archives servent aussi à éviter certaines erreurs et failles », a-t-il-souligné.

Assane, le ballon de son babyfoot à la main, rétorque : « franchement, ces gens-là se foutent de nous. Je ne peux pas comprendre que les organisateurs osent encore nous amener Angélique Kidjio. Cette dernière n’en est pas à sa première visite au Sénégal, de même que Akon dont on peut comprendre le cas pour son ascendance sénégalaise et sa posture d’artiste planétaire ». Mieux, il poursuit que « l’artiste sénégalo-américain, avec son carnet d’adresse, aurait pu contacter certaines stars que la jeunesse rêve toujours d’assister aux concerts. C’est le cas de Lill Bow Wow, Lady Gaga, 50 cent entre autres. « Malheureusement, ils sont incapables de décrocher de grandes vedettes ». Par ailleurs Mame Fatou, élève en classe de 1ere espère voir la participation massive des artistes locaux dans le programme international dont Adjouza, Titi, Viviane, Coumba Gawlo, Abdou Guité Seck.

Ce qui l’étonne, dit-elle, c’est qu’aucun nom des artistes sénégalais n’est mentionné au programme, ni dans les spots publicitaires. Cela aurait permis d’attirer les sénégalais en masse au Stade Léopold Sédar Senghor. «Les organisateurs du Festival mondial des arts nègres ont montré leurs limites. Ils ont démontré ce qu’ils étaient capables de faire et le contraire. La communication est complètement faussée. Ils n’ont pas réussi, nous prions alors pour qu’ils réussissent l’événement. Ce qui fera la fierté de chacun de nous », rajoute Mame Fatou. Pour sa part, Laye Diop s’est demandé les critères qui ont présidé à la signature des contrats des artistes. «Si les artistes se disputent, c’est peut-être parce qu’il y a quelque chose, des sous surement. Tout le monde se lève contester. Comme si le festival est un gâteau potentiel à partager ».

Sudonline.sn La jeunesse laissee en rade.

L’Afrique culturelle parle au reste du monde | RFI.

Immagini di : http://continuo.wordpress.com/2009/11/25/dakar-1966-1er-festival-mondial-des-arts-negres/

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